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2eme article

les téléphones mobiles peuvent modifier l'activité cérébrale, les temps de réaction et la
structure du sommeil;
La commission d'experts indépendants mise en place par le gouvernement britannique et dirigée par Sir William Stewart déclarait en mai 2000 que "l'exposition aux micro-ondes à des niveaux inférieurs aux valeurs recommandées au niveau international ne présentait pas de
risque pour la santé des populations," ajoutant toutefois "qu'il y a quelques raisons de croire que l'activité cérébrale, à ces mêmes niveaux d'exposition, est modifiée, ce qui justifie une approche de précaution dans l'utilisation des téléphones mobiles jusqu'à ce que la recherche aboutisse à des résultats probants".

colloque international organisé le 29 juin 2000 au Parlement européen: Téléphonie mobile. Effets potentiels sur la santé des ondes électromagnétiques de haute fréquence, Collection Résurgence, Editions Marco Pietteur, septembre 2001.

Dans la gamme des ondes radioélectriques, allant de 100 kHz à 300 GHz,
on mesurait il y a 50 ans à peine 0,00001µW/cm2 (4) au sol
• nanoWatt par centimètre carré: nW/cm2 - 1 µW/cm2 = 1.000 nW/cm2
• picoWatt par centimètre carré: pW/cm2 - 1 nW/cm2 = 1.000 pW/cm2
3. CHAMP ELECTRIQUE
• KiloVolt par mètre: KV/m
• Volt par mètre: V/m
• milliVolt par mètre: mV/m - 1 KV/m = 1.000 V/m = 106 mV/m

On enregistre des valeurs de 1.000 fois (en moyenne) jusqu'à 1.000.000 de fois (à
proximité des antennes d'émission) plus élevées du fait de l'explosion des télécommunications.
On sait depuis quelques années que la glande pinéale (ou épiphyse) - organe situé à l'intérieur
du cerveau et qui produit la mélatonine (une hormone jouant un rôle important
dans l'entretien des défenses immunitaires) - est très sensible aux variations du
champ magnétique, notamment lorsqu'il s'agit de variations de basse fréquence,
comme c'est le cas avec le réseau de transport et de distribution d'électricité
(50 Hz). La perturbation de la production de mélatonine peut de toute évidence
s'avérer problématique pour la santé humaine(5). Par ailleurs, on sait que
de nombreuses activités biologiques de nature oscillatoire et caractérisées par
une fréquence particulière ont lieu au niveau cellulaire.

Enfin, le cerveau lui-même est un émetteur électromagnétique sophistiqué dont on mesure l'activité à l'aide de l'électro-encéphalographe. Les signaux émis par le cerveau couvrent une gamme de fréquences allant de 0,5 à 30 Hz:
5 P. Lannoye et coll., La pollution électromagnétique et la santé, Editions Frison-Roche, 1994.
6 G. J. Hyland, The physiological and envrionmental effects of non-ionising e. m. radiation,
STOA report, Bruxelles, février 2001.

7 ICNIRP: Commission internationale de protection contre les radiations non ionisantes.
• le sommeil lent et profond est caractérisé par l'émission d'ondes delta (0,5 à 4 Hz);
• les ondes thêta (4 à 8 Hz) sont caractéristiques de la première phase du sommeil lent et du cerveau des enfants;
• les ondes alpha (8 à 13 Hz) sont émises par un sujet normalement détendu, les yeux fermés;
• les ondes bêta (14 à 22 Hz) ont une intensité renforcée en cas de tension nerveuse et lors du
sommeil paradoxal.

Le four à micro-ondes utilise cette propriété pour réchauffer. Cet échauffement n'est détectable qu'à des niveaux d'intensité relativement élevés par rapport à ceux rencontrés dans les mécanismes biologiques évoqués ci-dessus.

Les lignes directrices visant à fixer les limites acceptables d'exposition publiées par l'ICNIRP(7) ne prennent en considération que les effets thermiques en s'appuyant
sur l'aptitude du corps humain à assurer sa thermorégulation.
Par conséquent, ces lignes directrices (ou recommandations) sont inadéquates pour prendre en
compte les effets non thermiques qui se manifestent à des faibles intensités d'irradiation.

L'ICNIRP, mise en place en 1992, est née d'une sous-commission de l'IRPA(8)
qui a attendu 1977 pour inclure les rayonnements non ionisants dans son domaine d'activités. La majorité des experts présents dans ces associations est issue des milieux industriels
IRPA: International Radiation Protection Association ou Association internationale pour la protection radiologique.

(Professeur J.R. Goldsmith, Ben Gurion University of the Negev, Israël)
9 GSM: Global System for Mobile Communication.
10 DCS: Digital Cellular System.
11 UMTS: Universal Mobile Telecommunication System.

Le seuil à partir duquel on a pu constater des effets néfastes sur la santé suite à une
exposition à des micro-ondes se situe, en effet, aujourd'hui sous la barre de 0,1 µW/cm2 tandis que le niveau d'exposition d'un utilisateur de GSM peut aller jusqu'à 200 µW/cm2 et que l'on peut mesurer des densités de puissance de plusieurs dizaines de µW/cm2 dans l'environnement d'une station relais.

Chacune de ces cellules constitue un espace en principe circulaire, dans lequel se propage l'onde électromagnétique émise à partir d'un relais – aussi appelé station de base
- situé au centre de la cellule dont la zone de couverture est limitée à un rayon de 5 à 20 km. Chacun de ces relais se signale par un dispositif d'antennes ou antennes-relais situées au sommet d'un pylône dont la hauteur varie entre 25 et 40 mètres et dont la puissance
rayonnée multidirectionnelle est de l'ordre de quelques centaines de Watts.
(très proche de la fréquence de 2450 MHz utilisée pour les fours à micro-ondes).

L'intensité de l'irradiation ou densité de puissance électromagnétique
exprimée en Watts par mètre carré (W/m2)
ou en sous-multiples, notamment en microWatts par centimètre
carré (µW/cm2) (voir “Unités et sous-unités”,
page 9) - c'est-à-dire la quantité d'énergie reçue par
centimètre carré de surface du corps - et le degré d'absorption
de cette énergie par les tissus vivants exprimé en SAR (anglais) ou TAS (français) ne sont pas les seuls paramètres à pouvoir être incriminés en matière de risques pour la santé liés à la téléphonie mobile digitale.
L'effet thermique des micro-ondes à forte dose est reconnu par toute la communauté scientifique. Ce principe de l'échauffement des tissus contenant de l'eau par dissipation de l'énergie irradiée a d'ailleurs été optimisé à 2450 MHz pour la fabrication des fours micro-ondes (nés de constatations cliniques chez les soldats américains
préposés à l'entretien ou à l'utilisation des radars dans les années '40!). Dès 1992, des études effectuées à l'Institut polytechnique de Zürich(12) sur modèles simulés ont ainsi montré que l'effet d'échauffement induit par les micro-ondes émises par l'antenne d'un téléphone portable pouvait avoir des effets destructeurs jusqu'à 10 cm de profondeur dans le cerveau, suffisamment donc pour atteindre des structures telles que les méninges, le nerf
optique ou l'hypothalamus. Ces études montrent égale-
12 Niels KUSTER et coll., Energy absorption mechanism by biological bodies in the near fields of dipole antennas above 300 MHz,
IEEE Transactions on Vehicular Technology, 1992, 41: 17-23.

ment des différences d'absorption liées à la taille de l'antenne du combiné, à sa position par rapport au visage ainsi qu'à la forme et à la taille du crâne. La même équipe de chercheurs,
confortée par des études scientifiques américaines(13) a, par ailleurs, démontré que 48 à 68% de la puissance rayonnée par l'antenne du portable est absorbée par la tête et la
main de l'utilisateur. O.P. GANDHI a, quant à lui, démontré une plus grande
absorption de l'onde hyperfréquence dans les modèles de têtes d'enfants(
14). (voir figures 3 et 4)
Comparer la puissance de rayonnement d'un four à micro-ondes de 500 à 1000 W
et celle d'un téléphone portable de 1 à
2 W pourrait rassurer. Mais cette comparaison n'est qu'illusion. Comparer la
densité de puissance de fuite de micro-ondes maximale autorisée pour
un four domestique (soit 1000 µW/cm2 à 5 cm des parois) avec la densité de
puissance émise par un portable (entre 100 et 450 µW/cm2 et davantage lors de l'établissement de la communication ou lors de mauvaises conditions de transmission) est d'autant plus éloquent que le portable, lui, est collé contre l'oreille! Il est d'ailleurs admis aujourd'hui qu'après 20 minutes de conversation, la température de la partie en contact avec un GSM s'élève de 1 degré(15), voire dépasse 1 degré dans le cartilage de l'oreille, et atteint 0,6 degré dans le cerveau(16). Les Etats-Unis viennent d'ailleurs d'imposer aux constructeurs
la mention obligatoire du “taux d'absorption spécifique” (TAS ou SAR) sur les appareils mis en vente depuis juillet 2000. On est donc loin des conclusions rassurantes de certains grands opérateurs qui justifient parfois l'élévation passagère de température par le simple phénomène de frottement entre l'oreille et le combiné! D'autres paramètres, comme la fréquence,
la durée d'irradiation, la forme de l'onde, la modulation en fréquence et en amplitude,... doivent également être pris en considération. Les hyperfréquences émises par la téléphonie mobile sont, en effet, modulées en amplitude et pulsées en extrêmement basses fréquences.

Comparer la puissance de rayonnement d'un four à micro-ondes de 500 à 1000 W
et celle d'un téléphone portable de 1 à
2 W pourrait rassurer. Mais cette comparaison n'est qu'illusion. Comparer la
densité de puissance de fuite de micro-ondes maximale autorisée pour
un four domestique (soit 1000 µW/cm2 à 5 cm des parois) avec la densité de
puissance émise par un portable (entre 100 et 450 µW/cm2 et davantage lors de l'établissement de la communication ou lors de mauvaises conditions de transmission) est d'autant plus éloquent que le portable, lui, est collé contre l'oreille! Il est d'ailleurs admis aujourd'hui qu'après 20 minutes de conversation, la température de la partie en contact avec un GSM s'élève de 1 degré(15), voire dépasse 1 degré dans le cartilage de l'oreille, et atteint 0,6 degré dans le cerveau(16). Les Etats-Unis viennent d'ailleurs d'imposer aux constructeurs
la mention obligatoire du “taux d'absorption spécifique” (TAS ou SAR) sur les appareils mis en vente depuis juillet 2000. On est donc loin des conclusions rassurantes de certains grands opérateurs qui justifient parfois l'élévation passagère de température par le simple phénomène de frottement entre l'oreille et le combiné! D'autres paramètres, comme la fréquence,
la durée d'irradiation, la forme de l'onde, la modulation en fréquence et en amplitude,... doivent également être pris en considération. Les hyperfréquences émises par la téléphonie mobile sont, en effet, modulées en amplitude et pulsées en extrêmement basses fréquences.

# Posté le samedi 02 décembre 2006 16:14

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